Ma vie de jeune chercheur en biologie.

 

Interview d’Amélie, Ingénieure et Key Account Manager chez Promega France

Amélie B., 37 ans, a le parcours (‘du combattant’) d’un jeune chercheur qui a dû prendre des décisions importantes dans sa carrière et faire des choix pour avoir une situation ‘pérenne’ qui corresponde à son caractère, ses motivations, son intérêt pour la Science…la biologie moléculaire… l’humain ou l’animal …la biologie de l’évolution ! 

 

Un projet professionnel dès son BTS avec des objectifs clairs !

[Amélie] : ‘Dès la fin de mon BTS je savais ce que je voulais faire, j’ai donc saisi toutes les opportunités de stages (obligatoires ou pas), missions … en rapport avec mon intérêt pour la biologie moléculaire !’

Pendant toutes mes années d’études, du BTS au DEA, je me suis focalisée sur mon objectif professionnel : travailler en biologie moléculaire avec une spécialisation dans le domaine animal. A partir de là, je ne me suis pas posée des questions et j’ai multiplié les expériences me permettant de construire mon CV dans ce domaine en particulier. Je n’ai pas hésité à réaliser dès que j’en avais l’opportunité de nombreux stages (au total 5 stages INRA – CNRS), des missions de courte durée allant d’un poste de technicienne, à celui d’assistante-ingénieur, puis d’ingénieur.

L’Anglais, victime des lacunes du système mais si important dans une carrière de chercheur !

[Amélie] : ‘L’Anglais a malheureusement été un gros frein dans mon parcours…’

Tout au long de mon parcours que ce soit à travers mes formations, mes missions, mes stages je n’ai malheureusement pas eu l’opportunité de développer des compétences en anglais (écrites ou orales). Avec le recul, il est clair que cela m’a fermé des portes sur des projets d’envergure internationale. L’anglais est un élément important pour les chercheurs : publications, participation à des congrès, échanges sur des projets avec des équipes d’autres pays, veille technologique … autant d’éléments qui contribuent à optimiser nos recherches et à nous rendre visible.

En ce qui me concerne j’ai malgré tout réussi à avancer en décrochant des missions toujours en rapport avec ma formation et mes objectifs.

Une succession d’expériences et des aides sur lesquelles s’appuyer pour avancer ! 

[Amélie] : ‘Chaque stage, chaque mission est un élément en plus qui a contribué à m’ouvrir des portes !’

Vous devez utiliser toutes les ressources à votre disposition pour décrocher des offres en adéquation avec votre profil. Le ciblage est donc très important pour éviter de vous disperser et vous essouffler. Par exemple ne pas hésiter à avoir recours aux associations comme l’association Bernard Gregory qui accompagne les jeunes docteurs dans leur carrière. Vous pouvez accéder à une cartographie des laboratoires avec les thèmes de recherche référencés et les missions publiées. Vous pouvez également avoir recours aux clusters comme le Génopole qui publie un livret avec les projets de recherche, sites de recherches / labo.

Ces sources m’ont permis de lister tous les labos cibles dont les applications étudiées étaient en adéquation avec mon parcours et mes motivations. Je dois avouer que ce travail préalable m’a également poussée à évoluer du métier de chercheur au métier d’ingénieur d’étude. Cette position m’apportait plus de satisfaction au niveau perspective professionnelle.

Mes missions, je les ai décrochées la plupart du temps en candidature spontanée. Par exemple chez Sanofi juste après mon DEA où j’ai pu travailler sur ‘la recherche de variabilité génétique’. Il s’agissait d’un CDD de 7 mois en remplacement d’un congé maternité. Où encore au CNRS où j’ai pu travailler pendant plus de 4 ans sur différents sujets. 

Une vocation au bout de quelques années !

[Amélie] : ‘Restez curieux/se pour ne vous fermer aucune porte, discutez, échangez avec votre environnement’ !’

J’ai découvert un autre versant du monde de la recherche, le côté fournisseur / fabriquant et donc toutes les sociétés comme Promega qui développent des solutions pour aider les chercheurs au quotidien. En tant qu’ingénieure, je discutais régulièrement avec les fournisseurs et de plus en plus me projetait sur un autre métier : commerciale. Les échanges, l’écoute, la diversité des rencontres, la mobilité… ont révélé le gène commercial qui était en moi ! Ma carrière, je l’ai poursuivie aujourd’hui chez Promega, une société dynamique, moderne, innovante centrée sur la biologie moléculaire et cellulaire !  Je côtoie toujours le monde de la recherche grâce à une puissante R&D basée aux US (plus de 150 chercheurs qui lancent chaque année de nouvelles innovations). Je multiplie des échanges avec la communauté scientifique, et fais face à de nouveaux challenges : le conseil, la vente, le relationnel ! 

Les 4 conseils d’Amélie !

4 points clés

  • Restez cohérent avec vos objectifs. Avec le temps vous devenez expert(e) dans votre domaine
  • Ne négligez pas l’anglais depuis le début de votre formation ! Partez à l’étranger, multipliez les occasions de rencontres et d’échanges avec des ‘natives speakers’
  • Rapprochez-vous des associations pour vous guider dans vos recherches
  • Discutez avec votre entourage, votre réseau pour avoir le maximum de visibilité et faire vos choix en connaissance de causes. En tant que chercheur vous êtes curieux(se), vous avez fait une grande partie du chemin !

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