Entretien avec… Alexis Porcher notre 2ème gagnant de notre Prix Jeunes chercheurs
Dans cet article, découvrez le témoignage exclusif d’Alexis Porcher, jeune chercheur en biologie végétale. Il revient pour nous sur son parcours, le sujet de sa thèse et sa participation remarquée au concours Promega Jeunes Chercheurs, pour lequel il obtint le 2ème prix. Un entretien inspirant, à lire sans modération.
Bonjour Alexis et tout d’abord, félicitations pour ce 2ème Prix ! Vous êtes aujourd’hui en thèse à l’Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRSH), dans la toute récente équipe STREMHO (Stress, Epigenetic and Memory on Horticultural plants)
1. Pourriez-vous nous en dire plus sur votre parcours votre formation et l’orientation de vos travaux de recherche ?
À la suite de mon baccalauréat scientifique (2011), je me suis dirigé vers une licence générale associant biologie et écologie à l’UFR des sciences de la faculté de Nantes. Au cours de ce cursus, j’ai découvert le goût pour la physiologie et la biotechnologie tout en appréhendant la richesse du monde végétal. C’est ainsi que tout naturellement que j’ai choisi en 2015 mon Master I en « Biologie et Technologie du Végétal » à l’UFR des sciences d’Angers , que j’ai poursuivi par le Master 2 recherche BioVIGPA (Biologie Végétale Intégrative, Gènes, Plantes, Agrosystèmes) avec une spécialisation en physiologie et métabolisme végétal. Au cours de ces deux années de Master, j’ai eu la chance de travailler sur le sujet passionnant du Dr. Elisabeth PLANCHET, qui étudie l’influence de la nutrition azotée à la réponse de défense des plantes face à une agression fongique. C’est au cours de ce stage que je me suis passionné pour le métabolisme redox et plus particulièrement des espèces réactives de l’oxygène (ROS). En 2017 Une fois mon Master en poche, j’ai décroché la bourse de thèse portée par le Pr. Alain VIAN, me permettant ainsi de travailler sur l’implication de ce métabolisme compliqué mais passionnant au travers l’étude de la ramification des plantes ligneuses. Aujourd’hui, j’entame ma dernière année de thèse et continue d’identifier l’importance primordial du métabolisme oxydatif sans ce phénomène.
2. Pouvez-vous nous présenter plus précisément votre laboratoire, votre équipe ?
L’Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS), dirigé par Jean Pierre Renou, est une UMR rassemblant plus de 230 personnes réparties en 17 équipes. Elle a pour objectif de résoudre, à travers différents axes de recherche, les questions de qualité et de santé des produits du « végétal spécialisé ». Ces différents axes sont regroupés en trois pôles de recherche : le pôle architecture et floraison, le pôle qualité et santé des fruits et légumes ainsi que le pôle semences, stress et pathogènes. Au sein de l’IRHS, la toute récente équipe STREMHO (Stress, Epigenetic and Memory on Horticultural plants), dont je fais partie, a pour vocation d’étudier l'adaptation et la mémoire des plantes horticoles (ornementales et légumières) en réponse aux stress abiotiques avec un accent tout particulier sur le contrôle épigénétique. Par son programme de recherche, notre équipe contribue à la production horticole de demain, en développant des connaissances sur les méthodes alternatives aux traitements chimiques, les méthodes d'amorçage des stress et sur l'adaptation au climat urbain en relation avec les besoins des consommateurs.
3. Aujourd’hui quel est l’objectif de vos travaux de recherche ? Le sujet de ma thèse consiste à étudier Tl’implication du métabolisme oxydatif dans le processus de ramification chez le rosier. Redécouvrez sa vidéo qui vous explique tout https://france.promega.com/c/jeunes-chercheurs-nomines/#project9
4. Votre équipe a-t-elle développé une « spécialité », une technique propre à votre domaine de recherche ?
Tout à fait, mon équipe s’est spécialisée sur les marqueurs physiologiques et biochimiques du stress des plantes, avec une focalisation particulière sur les marqueurs épigénétiques.
5. À propos de PROMEGA…
En tant que jeune chercheur, quand et comment avez-vous connu PROMEGA ? Quel est le premier produit de ses gammes que vous ayez utilisé ?
Au cours de mon parcours professionnel, j’ai beaucoup Utilisé les outils de biologie moléculaire. C’est dans ce contexte que j’ai découvert Promega et ses produits.
En revanche, , c’est part la visite de la responsable grand compte de Promega au sein de notre laboratoire, que nous avons pris connaissance de leur gamme d’analyse cellulaire. Intéressé par le kit de dosage….j’ai pu obtenir une offre d’essai. Ce produit n’ayant pas été expérimenté sur du matériel végétal, j’ai dû modifier et adapté le protocole pour mes tests.
6. Comment avez-vous eu connaissance du Prix Jeunes Chercheurs ?
C’est également par le responsable grand compte de Promega que j’ai pris connaissance de ce prix. En effet l’application de ce kit métabolique sur des espèces végétales présentant un caractère innovant, elle m’a incité à y participer. J’ai donc décidé de m’y inscrire sachant qu’en plus c’était une première pour Promega !
7.Comment avez-vous sollicité la communauté scientifique lors les votes ?
Étant très actif sur LinkedIn, j’ai tout d’abord mobilisé ma communauté en publiant plusieurs posts les incitant à voter pour mon projet. Puis après avoir contacté le doyen de la faculté d’Angers et le service de communication, j’ai pu solliciter la communauté universitaire d’Angers au travers leurs réseaux sociaux.
Enfin, j’ai contacté la société française de biologie végétale (SFBV) afin qu’elle puisse elle-aussi parler de mon projet au sein de leur communauté.
8. Pour le concours 2020, allez-vous inciter d’autres personnes de votre laboratoire à y participer ?
Oui bien sûr, je vais en parler autour de moi. En effet, participer à ce concours a été extrêmement bénéfique. Cela m’a permis de faire un point sur mes recherches, de m’entrainer à exposer mon sujet de thèse de manière synthétique et accessible à tous
Le fait d’avoir réaliser une vidéo sur un format court, m’a aidé à restituer mon sujet de recherche de manière claire et concise ! Je recommande vivement de participer à ce type de concours.
9. Pour conclure, quelles thématiques, quels objectifs de recherche souhaiteriez-vous étudier au-delà de votre thèse? Dans quel institut aimeriez-vous poursuivre votre carrière ?
Après ma thèse, je vais postuler à un post-doc, une étape quasi obligatoire dans la vie d’un jeune chercheur. Je ciblerai un post-doc sur la thématique du métabolisme oxydatif, un environnement porteur car il touche de nombreux secteurs de la biologie animale, végétale ou humaine.
Même si je suis spécialisé en biologie végétale, il m’est tout à fait possible de me tourner vers les secteurs de la recherche médicale, pharmaceutique ou encore cosmétique.