Notre prix Jeunes chercheurs a pour objectif de récompenser les meilleurs articles / communication scientifiques utilisant une technologie Promega et mettant en avant une application / méthodologie novatrice.
Nous avons sélectionné 10 nominés répondant aux différents critères. Découvrez leurs profils ainsi que leurs abstracts.
Découvrez les 9 nominés 2021 !
Lilia Abbad
Lilia ABBAD
CoRaKiD- Inserm U1155
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
CoraKiD est une unité de recherche de l’Inserm et de Sorbonne Université, située au sein de l’hôpital Tenon à Paris, et consacrée à l’étude des maladies rénales. L'objectif principal de notre unité U1155 est de fournir une approche globale dans la compréhension des mécanismes responsables de la perte de la fonction rénale et de la réparation tissulaire. Nous explorons aussi des pistes de de traitements plus efficaces et spécifiques contre l'insuffisance rénale, afin de réduire le nombre toujours croissant de personnes nécessitant une dialyse ou une transplantation.
Domaine de recherche : Maladies Rénales
Titre de l’abstract : EPAC1-mediated cAMP signaling in podocytes protects kidneys from the progression of Glomerulonephritis
Contenu de l’abstract
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
Titulaire d’un master en Biotechnologie et pathologie moléculaires à l’Université des Sciences et de la Technologie d’Alger, à travers lequel j’ai développé un attrait particulier pour la recherche scientifique, m’a conduit à vouloir mener une carrière dans ce domaine. Ne pouvant réaliser une thèse de doctorat en Algérie, j’ai décidé de m’inscrire à l’Université de Paris Diderot pour un Master recherche, puis décroché une bourse de thèse en Immunologie à l’école doctorale Bio Sorbonne Paris Cité.
Durant mon cursus j’ai été initié aux différents aspects de la recherche et à la complexité de développer des thérapies pour les pathologies oculaires, neurodégénératives et rénales. Je me suis particulièrement intéressée à l’immuno- physiopathologie rénale en étudiant un immuno- récepteur impliqué dans la Néphropathie à IgA (N-IgA) et les partenaires qui régulent ce récepteur. J’ai également collaboré et travaillé sur d’autres aspects dont l’effet du microbiote intestinal ou du Gluten sur le développement de la N-IgA ou encore sur la N-IgA de l’enfant.
Aujourd'hui, je suis post-doctorante au sein de l’équipe de recherche dirigée par Dr. C. CHATZIANTONIOU, qui a pour objectif principal d’établir de nouvelles cibles et stratégies pour le diagnostic et le traitement des maladies rénales chroniques, dont fait partie la protéine Epac1 sur laquelle je travaille actuellement. L’activation de cette dernière retarde le développement des glomérulonéphrites et constitue ainsi une approche thérapeutique prometteuse.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Dynamique, tenace et engagée.
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Pas un mais deux grandes scientifiques : la biophysicienne Britannique « Rosalind FRANKLIN » & l’Immunologiste Algérienne « Yasmine BELKAID ». Elles m’inspirent : « patience » et « persévérance » et qu’importe d’où tu viens et qui tu es, «ne jamais abandonner ». FRANKLIN, par son statut de femme a souffert d’un manque de reconnaissance durant toute sa carrière, alors que ses travaux sur la structure d’ADN ont révolutionné la science. BELKAID, car j’étais loin de penser que les dernières découvertes scientifiques des mécanismes fondamentaux sur la relation entre le système immunitaire et le microbiote, étaient issues des travaux d’une scientifique de renom ayant fait ses études dans la même Université d’Alger que moi. Suivre sa passion lui a brillamment réussi.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
Voyager et découvrir de nouvelles cultures- Passer des moments en famille- Regarder des séries documentaires (L’histoire des rois et reines, mythologie Egyptienne et grec…).
Emeline Bonsergent
Emeline BONSERGENT
Université de Paris – UFR Sciences Fondamentales et Biomédicales – UMR7057 – Équipe Lavieu
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Notre équipe s’intéresse aux vésicules extracellulaires et à leur capacité à transférer du matériel biologique d’une cellule donneuse à une cellule receveuse. Ces vésicules sont des particules sécrétées par toutes les cellules d’un organisme et représentent un espoir prometteur pour l’élaboration de nouveaux vecteurs thérapeutiques.
Cependant, les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans ce transfert de matériel biologique par les vésicules extracellulaires restent en grande partie inconnu. Nous avons donc généré plusieurs approches pour suivre le contenu de ces vésicules dans les cellules receveuses, et disséquer les voies utilisées pour la libération de ce contenu dans le compartiment receveur.
Domaine de recherche : Biologie cellulaire
Titre de l’abstract : Quantification of Extracellular Vesicle Uptake and Content Release
Contenu de l’abstract
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
J’ai su assez tôt que je voulais travailler au sein de laboratoires de recherche, mais j’ai tout d’abord commencé par un BTS Biotechnologies, ce qui m’a permis d’acquérir une large gamme de compétences expérimentales. Puis j’ai ensuite rejoint un parcours académique classique (License et Master en Biologie Cellulaire et Moléculaire) où j’ai eu l’occasion de travailler sur les vésicules extracellulaires lors de plusieurs stages. Ces expériences ont fini à me convaincre d’effectuer une thèse sur ce sujet, afin de pouvoir par la suite poursuivre ma carrière dans la recherche académique.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Déterminée, Organisée, Enthousiaste.
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Difficile de choisir un nom et de s’identifier à ces personnes. Mais s’il faut nommer de grands scientifiques alors les parcours de Marie Curie, Françoise Barré-Sinoussi et Emmanuelle Charpentier, entre autres, sont des plus inspirants.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
En dehors de la musique et la lecture, j’accorde depuis quelques années de temps à la cause écologique à travers plusieurs associations, que ce soit dans ma ville et à l’Institut Curie. Les activités de recherches génèrent énormément de déchets et de pollution diverses, et il est selon moi important d’en être conscient et de voir comment nous pouvons contribuer à diminuer ces impacts à notre échelle.
Konstantina Chachlaki

Konstantina CHACHLAKI
INSERM U1172, Lille Neuroscience et Cognition
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Notre laboratoire étudie l’impact de facteurs et d’hormones périphériques sur le développement et le fonctionnement de l’hypothalamus, ainsi que l’importance fonctionnelle des cellules non-neuronales dans le dialogue entre la périphérie et le système nerveux central. Nous évaluons également dans quelle mesure des situations pathologiques affectent ces processus neurobiologiques et, à l’inverse, comment un défaut de communication entre le cerveau et la périphérie sensibilise l’organisme à de telles pathologies (e.x. obésité, diabète, puberté précoce ou retardée, infertilité).
Domaine de recherche : Neuroendocrinologie
Titre de l’abstract : La mesure des niveaux de NO a montré qu'une déficience en NO pourrait être responsable de certains cas d'hypogonadisme hypogonadotrope chez l'homme.
Contenu de l’abstract :
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
De 2006 à 2010, j'ai effectué mes études et obtenu mon diplôme en Biologie moléculaire et en Biotechnologie à l'université de Crète, en Grèce. J'ai ensuite quitté mon pays natal pour me rendre au Royaume-Uni, afin de suivre le programme de Master scientifique (MSc) en « Brain and Mind Sciences » de l'University College London (UCL). Á UCL j’ai eu l’opportunité de réaliser mon stage de MSc dans le laboratoire du Prof. Garthwaite, l’inventeur du NO dans le cerveau, grâce à qui je construis depuis mon projet scientifique autour du NO et son rôle en physiologie. Après mon diplôme en 2011, j'ai été accepté dans le MSc en Neurosciences, à l'Université Pierre et Marie Curie et à l'École Normale Supérieure. Pendant cette année, j’ai eu la chance de travailler plus sur les interactions cellulaires et d’acquérir des compétences en imagerie confocal des cellules.
En 2013, j'ai été accueilli dans l’équipe du Dr. Prévot (Inserm U1172) afin de poursuivre mes études de doctorat sur le rôle du NO dans la fonction de reproduction, grâce à la bourse de l’École doctorat de l'Université de Lille. J'ai obtenu mon Doctorat en Neurosciences en 2016, avec une spécialité dans le domaine de la Neuroendocrinologie, et mon travail était récompenser par le prix de thèse 2016. Après l’obtention de mon diplôme de thèse, j’ai reçu des Fédérations Hospitalo-Universitaire (FHU) un financement comme coordinatrice de recherche, afin d’initier une étude translationnelle pilote en collaboration avec le Prof. Storme à l’hôpital de Lille. Cette étude était la base de nos futurs travaux et nous a permis avec mon mentor de thèse (Dr. Prévot) d’accueillir quelques années après (2020-2026) un financement européen H2020 de plus de 6M d’euros dans le cadre du projet miniNO (847941).
Afin de m’initier à la recherche clinique et de consolider mon réseau international dans le but du projet européen miniNO, je suis partie pour un stage post-doctoral en Suisse (Université de Lausanne), financé par la Fondation Recherche Médicale (FRM). Pendant mon stage postdoctoral, j’étais impliqué dans l’étude des variantes génétiques du gène de NOS1, associées à l’apparition des troubles reproductives chez l’humain.
Depuis l’initiation du projet miniNO, en Mars 2020, qui est coordonnée par le laboratoire du Dr. Prévot à Lille et dont je suis coordinatrice scientifique, je suis affiliée à la fois à notre laboratoire de Lille, ainsi qu’au laboratoire du Prof. Chrousos à l’Université d’Athènes, un de nos collaborateurs du projet miniNO. En parallèle de la coordination du projet miniNO, je continue mes recherches translationnelles sur les modèles cellulaires et murines en m’occupant aussi avec de l’encadrement de la nouvelle génération des doctorants dans notre laboratoire.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Ambitieuse, déterminée, solidaire
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Barry Marshall.
En dehors de la science, quelles sont vos autres centres d’intérêts
En parallèle de mes recherches, je suis impliquée dans des différentes associations scientifiques qui ont comme but de promouvoir le développement des recherches dans tous les domaines des neurosciences. Après avoir fini mes études, j’étais membre élu du Comité des Neurosciences Hellénique (2016-2019) et a présent je suis membre du ENEA Young Researchers Committee (EYRC), un sous-comité de l’Association Européen Neuroendocrine (ENEA). Mon implication dans ces comites m’a permis d’assister aux actions de diffusion des connaissances scientifiques dans le cadre de l’éducation, de la formation des jeunes chercheurs, et de l’information du public (e.x. l’organisation des congres et symposiums, diffusion des informations scientifiques, publications etc.).
Depuis 2019, je m'implique plus activement dans le lobbying et la communication scientifique, en participant à des projets en dehors de mon domaine de recherche. En 2020, j'ai été nommé membre du « Parlement Européen de la santé » (seule Biologiste parmi les 60 membres), ayant la chance de travailler sur des recommandations politiques sur le sujet de la « Santé mentale et du bien-être du personnel », dans le but de donner aux membres du Parlement Européen les moyens de repenser les politiques de l'UE. Il s'agit d'une activité qui m’a passionnée, car elle m’a permis de m'impliquer dans des actions qui non seulement sensibilisent et informent le public, mais qui, en même temps, peuvent influencer activement la prise de décision, y compris la réflexion politique et éthique. Récemment, l'UCL m’a sélectionné comme ambassadrice de leur Université prestigieuse en France, afin de coordonner des actions de communication scientifique et de gestion des alumni. Il s'agit d'une action de bénévolat qui me permet à la fois de servir de mentor à des étudiants de l'UCL et soutenir leurs activités professionnelles mais aussi de favoriser les collaborations et la communication entre les membres anciens et actuels de l'UCL, sous forme d’un network des alumni.
Flora Doffe
Institut Gustave Roussy / UMR1186
Flora DOFFE
Institut Gustave Roussy
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Impact du microenvironnement tumoral sur la résistance tumorale et son rôle dans la plasticité tumorale et la réactivité stromale. Cette équipe est rattachée à l’UMR 1186 - Immunologie intégrative des tumeurs et immunothérapie du Cancer. L’immunothérapie anticancéreuse suscite actuellement un grand intérêt pour les patients ayant un cancer avancé. L’objectif de l’unité est d’étudier comment augmenter la réponse immunitaire contre les cellules tumorales qui utilisent plusieurs stratégies de résistance pour neutraliser et inhiber le système immunitaire du patient.
Nous développons des programmes de recherche translationnelle visant à développer des modèles de culture 3D afin de mieux caractériser l’impact de la plasticité tumorale sur la résistance aux traitements, la réponse immunitaire et leur implication dans la récurrence des tumeurs du sein. Ce programme vise à concevoir des méthodes de criblage à haut débit (micro-fluidique) pour analyser le statut immunitaire pendant la progression du carcinome du sein et la résistance à l’immunothérapie.
Domaine de recherche : Cancérologie et résistance
Titre de l’abstract : Functional screening method for personalized medicine to evaluate chemo/immune resistance in 3D microfluidic breast carcinoma models
Contenu de l’abstract:
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
Après avoir travaillé dans divers laboratoires de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP), je me suis engagée sur un parcours de recherche en oncologie. Tout d’abord en travaillant sur une protéine suppresseur de tumeur à Paris et à Stockholm, en passant par le développement normal du tissu intestinal en 3D à l’institut pasteur d’Uruguay. Maintenant je travail pour ma thèse sur le cancer de sein et les résistances aux traitements en incluant la 3D et le microenvironnement.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Impliqué, rationnel, empathique
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Je serais peut-être Marie Curie qui en réalisant sa thèse à Paris, a produit un travail technologique et fondamental méthodique et important pour son domaine.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
En dehors de la science la question de l’environnement et les problèmes liès au réchauffement climatique m’ont poussé à m’impliquer au niveau de mon institution et lieu de travail. Je pense que l’on peut tous être écologiste chez nous mais au niveau de notre lieu de travail il est aussi important d’avoir de bons gestes et de changer certaine façon d’organiser et faire fonctionner les institutions (consommation, déchets, aménagements) pour une recherche durable.
Corentin Fostier
Corentin FOSTIER
Institut de Biologie Physico-Chimique (Paris)
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Mon unité a été fondée par Marianne Grunberg-Manago, pionnière dans le décodage du code génétique et première femme présidente de l’Académie des sciences. Les différentes équipes qui la composent ont pour point commun de travailler sur la régulation de l’expression des gènes (transcription, régulation post-transcriptionnelle, synthèse des protéines etc.) chez les microorganismes. Ainsi, mon unité est composée de microbiologistes, de biologistes moléculaires, de biochimistes et de structuralistes. Dans mon équipe, nous travaillons sur la régulation de la synthèse des protéines par certains facteurs de traduction dont la fonction n’est pas bien connue. C’est dans ce cadre que je m’intéresse au mécanisme d’action de certains antibiotiques qui vont cibler le centre catalytique du ribosome et comment les bactéries peuvent devenir résistantes.
Domaine de recherche : Résistance aux antibiotiques, Régulation de la synthèse des protéines, Biologie structurale
Titre de l’abstract : All good things must end: Mechanistic insights into protein synthesis inhibition by drug- sensing nascent chains
Voir l’abstract
Décrivez-nous votre parcours scientifique:
J’ai commencé mes études à l’Université de Lille où j’ai étudié la biologie cellulaire, dans un parcours bilingue. Ce cursus m’a permis de me familiariser avec l’anglais scientifique et surtout l’esprit international de la science. Ainsi, à la fin de ma licence, j’ai eu la chance de partir un peu moins de 5 mois à l’Institute for Molecular Bioscience de l’Université du Queensland (Brisbane, Australie) où j’ai travaillé sur la synthèse in vitro de protéines eucaryotes.
De retour en France, j’ai rejoint Sorbonne Université dans un master de biochimie et de biologie moléculaire où j’ai étudié la biologie structurale. Entre mon M1 et mon M2, j’ai intégré durant 2 mois le Summer Scholars Program du Stowers Institute for Medical Research (Kansas City, Missouri – États-Unis) où j’ai mis au point une approche de middle-down proteomics pour analyser des complexes macromoléculaires par spectrométrie de masse en tandem. Enfin, depuis mon stage de fin de master et le début de ma thèse, je travaille sur les aspects biochimiques et structuraux de l’inhibition de la synthèse des protéines par certains antibiotiques et ce notamment par le biais de la cryo-microscopie électronique.
Présentez-vous en 3 adjectifs :
Déterminé, Pragmatique, Persévérant.
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Si j’étais un scientifique connu, je serais sans hésiter John C. Kendrew, récipiendaire du prix Nobel de chimie 1962 qu’il partagea avec son collaborateur Max Perutz pour leur travail sur la structure des protéines. Kendrew n’a ni inventé la cristallographie par diffraction des rayons-X ni été la première personne à avoir observé le phénomène de cristallisation des protéines, cependant il a réalisé l’un des plus grands tours de force imaginables : voir le vivant à l’échelle atomique. En effet, dans les années 1950 on pensait que la cristallographie avait atteint ses limites (notamment après la détermination de la structure de la vitamine B12) et qu’une protéine était beaucoup trop complexe pour que sa structure soit déterminée par cette technique. En dépit de tout cela, de nombreux échecs et armé de l’abnégation que le caractérisait, Kendrew est parvenu à son objectif. En poussant la grande porte de la biologie structurale, Kendrew a ouvert devant lui l’univers de l’infiniment petit et son apport à l’humanité est donc en soit considérable : compréhension des mécanismes biochimiques, compréhension structurale de certaines pathologies et mise au point de nouveaux médicaments pour ne citer que cela.
En dehors de la science, quelles sont vos autres centres d’intérêts:
En dehors du laboratoire, je pratique le piano à haut niveau au conservatoire. Les études opus 10 et opus 25 de Chopin représentent pour moi le plus parfait et savoureux mariage entre technique pianistique et intense musicalité. La pratique de la musique est donc pour moi d’un grand réconfort et à plus forte raison un moyen de réflexion. En effet, c’est le meilleur moyen de brainstorming que j’ai trouvé jusqu’à présent !
Maya Rima
Maya RIMA
Laboratoire de Génie chimique (LGC-UMR 5503) – Université Paul Sabatier Toulouse III
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Les travaux de recherche de l’équipe Ingénierie des biofilms du LGC ont pour objectifs d’améliorer la compréhension fondamentale et la mise en oeuvre des communautés interactives de microorganismes appelées biofilms, appliqués aux domaines de la santé, de l'énergie, de l'industrie et de l'environnement.
Le contrôle du comportement bactérien, et en particulier des facteurs de pathogénicité et de métabolites, en fonction de l’état physiologique des microorganismes (planctonique vs biofilm), passe également par le développement d'entités chimiques permettant d'étudier les interactions mise en jeu, au niveau moléculaire, lors de la formation et la maturation de biofilms. Ces connaissances fondamentales permettent la conception, la synthèse et l'évaluation de nouvelles molécules permettant de réduire la perte de sensibilité aux antimicrobiens en ciblant le Quorum Sensing, et proposer des nouveaux schémas thérapeutiques, afin d’aider à mieux lutter contre les infections bactériennes, en particulier les infections pulmonaires liées à la mucoviscidose.
Domaine de recherche : Ingénieries microbienne et enzymatique
Titre de l’abstract : Silencing bacterial chats with seaweed extracts: Pharmaceutical prospects
Contenu de l’abstract
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
Diplômée d’une licence Sciences de la vie et de la terre suivie d’un Master de Recherche en Biotechnologies Appliquées délivré par l’Université Libanaise (2018), j’ai toujours été passionnée par la recherche, en particulier celle impliquant la santé publique. Je me suis alors lancée dans une thèse « Spécialité : Ingénieries microbienne et enzymatique » menée au Laboratoire de Génie Chimique – UMR 5503 à Toulouse – France. L’objectif essentiel de mon sujet de thèse est d’explorer l'activité anti-biofilm d'algues marines, particulièrement contre Pseudomonas aeruginosa, un agent pathogène opportuniste responsable d’infections graves, notamment chez les sujets immunodéprimés et les patients atteints de mucoviscidose. A quelques pas de la soutenance, ce projet suggère la richesse des algues marines en composés bioactifs présentant une source prometteuse de nouveaux agents pour lutter contre les infections dues à P. aeruginosa.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Consciencieuse, Enthousiaste, Patiente
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
« La femme d’exception » Marie Curie qui, malgré toutes les restrictions et les difficultés, a pu pratiquer sa passion pour la recherche scientifique et devenir la seule femme à avoir reçu deux prix Nobel et dans deux domaines scientifiques différents.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
Mes centres d’intérêts sont nombreux (les spectacles musicaux, le basket-ball, les films et les séries …) mais si je devais parler de celui qui m’intéresse le plus, ça serait sans doute la musique (je suis en effet membre d’une chorale pendant plusieurs années).
Julien Saint-Pol
Julien SAINT-POL
Laboratoire de la Barrière Hémato-Encéphalique (LBHE) - UR2465
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Le LBHE étudie la barrière hémato-encéphalique (BHE) sous tous ses aspects : formation et développement, en contexte physiopathologique (maladie d’Alzheimer, cancer, sclérose en plaque) et à visées pharmacologiques. Les recherches du LBHE sont menées principalement in vitro en utilisant son propre modèle de BHE humaine, breveté et utilisé par de nombreux laboratoires en France et en Europe.
Domaine de recherche : Physiologie cérébrovasculaires, protéome cellulaire et membranaire, vésicules extracellulaires.
Titre de l’abstract : A simple way to access plasma membrane proteins by differential biotinylation
Contenu de l’abstract
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
J’ai d’abord obtenu une Licence de Biologie Générale – SVT en 2008 à l’Université d’Artois (Lens) avec pour objectif principal de devenir enseignant de SVT. Puis, grâce aux nombreux conseils d’enseignants-chercheurs de ma formation et aux visites de leurs laboratoires, je me suis réorienté en Master Biologie Cellulaire et Moléculaire puis en Master Recherche Biologie Cellulaire et Biologie Quantitative de l’Université de Lille 2, obtenu en 2010. J’ai ensuite obtenu mon Doctorat de Biologie Cellulaire en juin 2013 au sein du LBHE sous la direction du Pr. Laurence Tilloy-Fenart et du Pr. Fabien Gosselet sur un projet axé sur les oxystérols et la maladie d’Alzheimer à l’échelle de la BHE.
J’ai ensuite effectué 4 ans de post-doctorat à Villejuif dans l’équipe du Dr. Eric Rubinstein (INSERM U935, puis U1004) sur les tétraspanines et la régulation de la fonction de la métalloprotéase ADAM10. Fort de ces deux expériences et domaines d’expertise, j’ai été recruté en qualité de Maître de Conférences en septembre 2017 au LBHE (Université d’Artois), alliant donc ma vocation première pour l’enseignement et ma passion dévorante pour la recherche.
Depuis 2017, je développe un nouveau projet de recherche sur les communications cellule-cellule par vésicules extracellulaires au niveau de la BHE. Le protocole proposé est en lien avec ce projet, dont le but est de lever un verrou technique et de connaissance sur le protéome de la membrane plasmique des cellules constituants la BHE.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Créatif, passionné, opiniâtre (mais objectif).
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Sans oser prétendre lui ressembler, j’espère avoir le même état d’esprit que Louis Pasteur. Même dans l’adversité ou la difficulté, il a mené ses recherches à bien avec pour idée de soigner/d’aider son prochain. Cette volonté de réussir et son engagement en ont fait un modèle d’excellence scientifique.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
Je suis clarinettiste depuis l’enfance, et je ne perds pas l’occasion de me vider l’esprit devant une partition à l’orchestre ou en fanfare. J’aime le monde de Philippe Geluck, tout comme randonner ou m’évader en VTT.
Celia Sequera
Celia SEQUERA HURTADO
IBDM (Institut de Biologie du Développement de Marseille), CNRS-UMR7288
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Notre laboratoire, à l’aide de diverses collaborations multidisciplinaires, se focalise entre autre sur l’étude du Carcinome Hépatocellulaire (CHC). En particulier, notre équipe a généré un modèle génétique unique de cancer du foie qui récapitule le programme tumorigénique des patients atteints de CHC (sous-groupe progéniteur-proliférateur) et notamment leur hétérogénéité tumorale ainsi que leur résistance aux drogues actuellement utilisées en clinique. Ce modèle nous a permis de valider un nouvel oncogène, ADAMTSL5, qui se trouve surexprimé dès les premières étapes du CHC.
De façon intéressante, la surexpression de cet oncogène s’associe à l’hypermethylation dans les îlots CpG du corps du gène et non pas dans la région du promoteur. La surexpression d’ADAMTSL5 dans les patients est aussi en corrélation avec un mauvais pronostique en termes de survie, et est fondamentalement associé à la consommation d’alcool. Par ailleurs, nos études protéomiques et biochimiques ont mis en évidence que le ciblage d’ADAMTSL5 réduit l’expression des Récepteurs Tyrosine Kinases (RTKs), ce qui nous a également amené à découvrir que ce ciblage sensibilise les cellules résistantes aux drogues utilisées en clinique pour le CHC. Ces trouvailles fascinantes nous ont guidés pour avancer prochainement sur différentes perspectives, dont : 1) Découvrir comment ADAMTSL5 agit sur le microenvironnement tumoral et sur la signalisation intracellulaire, en tant que stratégie pour cibler la résistance au CHC; et 2) Découvrir comment une reprogrammation épigénétique dans les îlots CpG dans le corps du gène conduit à une surexpression de la transcription d'oncogènes comme ADAMTSL5.
Domaine de recherche : Carcinome Hépatocellulaire, ADAMTSL5, tumorigenèse, épigénétique
Titre de l’abstract : ADAMTSL5, un oncogène activé épigénétiquement, confère des propriétés tumorales et la résistance aux drogues dans le Carcinome Hépatocellulaire (CHC
Contenu de l’abstract :
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
Après une Licence de Pharmacie à la Faculté de Pharmacie de l’Université Complutense de Madrid, et alors que je réalisais mes pratiques en Pharmacie Hospitalière dans la même ville, on m’a concédé une bourse de collaboration en recherche dans le département de Biochimie et Biologie Moléculaire dans cette même Faculté de Pharmacie. L’expérience étant très satisfaisante pour ma curiosité j’ai décidé de continuer avec un master et ensuite un doctorat en Biochimie, Biologie Moléculaire et Biomédecine dans ce même laboratoire qui étudiait le rôle de RapGEF1 dans le Carcinome Hépatocellulaire, entre autres, sous la supervision du Dr. Almudena Porras. Pendant mon doctorat, j’ai eu l’opportunité de recevoir une bourse FEBS pour réaliser un stage de quelques mois dans le laboratoire du Dr. Flavio Maina à l’IBDM (Institut de Biologie du Développement de Marseille, équipe : Signalling networks for stemness and tumorigenesis), où j’ai eu mon premier contact avec la protéine ADAMTSL5, toujours dans le contexte du Carcinome Hépatocellulaire. Fascinée par la découverte de ce nouveau oncogène régulé épigénétiquement dans le cancer du foie, j’ai postulé et reçu une bourse FRM (Fondation pour la Recherche Médicale) pour venir réaliser mon post-doctorat dans cette équipe de l’IBDM, où je réalise actuellement mon travail de recherche.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Curieuse – Persistante- Généreuse
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
C’est difficile à dire. Dois-je choisir une femme scientifique car je suis moi-même une femme ? Si tel est le cas, parmi une liste des 30 scientifiques les plus connus de l’histoire je ne pourrais alors choisir qu’entre trois femmes scientifiques ? Si nous ne tenons pas compte de ces considérations de genre je serais Louis Pasteur ou encore Alexander Flemming, pour leurs contributions sur les maladies infectieuses et les médicaments que nous utilisons actuellement.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
L’histoire et l’archéologie sont des thématiques qui m’ont toujours fascinées, et je me rapproche d’elles à travers les musées, les livres ou encore les traces architectoniques qui perdurent de notre temps. Je prends beaucoup de plaisir à me laisser aller entre les pages de lectures de tous les coins du monde, pendant que j’écoute de la musique classique ou contemporaine. J’aime bien aussi passer du temps à me promener entre les tableaux des musées, ou encore me promener à l’air libre dans le parc national des calanques et laisser aller mon imagination, pour après créer des histoires et des poésies que j’écris dans mes carnets.
Alan Wacquiez
Alan WACQUIEZ
Centre d’Etude de Pathologies Respiratoires (CEPR), INSERM U1100
Présentez l’activité de votre laboratoire en quelques lignes :
Plusieurs thématiques sont développées au laboratoire, en particulier (i) la compréhension des mécanismes moléculaires et immunitaires survenant lors d’infections respiratoires (bactéries, virus et champignons) et (ii) le développement d’agents thérapeutiques aérosolisables. Notre centre de recherche, qui regroupe à la fois des chercheurs ainsi que des pharmaciens et des médecins, est fortement impliqué dans la recherche pré-cliniques et cliniques.
Domaine de recherche : Mécanismes infectieux et inflammatoires pulmonaires
Titre de l’abstract : A new therapeutic targets from cell metabolism to fight influenza viruses ?
Contenu de l’abstract
Voir l’abstractDécrivez-nous votre parcours scientifique.
J’ai démarré mon cursus scientifique en 2011 par un DUT génie biologique spécialisé en Analyses biologiques et biochimiques à l’IUT d’Angers. Un premier stage réalisé dans le laboratoire de virologie de l’Institut de Biologie du CHU d’Angers m’a permis de développer un goût prononcé pour ce domaine, stage au cours duquel j’ai participé à la mise en place d’une méthode de diagnostic par qPCR pour l’identification de cytomégalovirus humains.
En 2013, j’ai choisi de poursuivre mes études vers une L3 de biologie dans la ville de Tours. J’ai poursuivi vers le master « Infectiologie Cellulaire et Moléculaire, Vaccinologie et Anticorps thérapeutiques », master au cours duquel j’ai pu effectuer deux stages de fin d’année, notamment en fin de Master 1 où je produisais et purifiais la protéine NS1 du virus de la grippe (INRAE, Tours) ; le second lors du master 2 où j’étudiais la biologie du virus de l’hépatite C et ses interactions avec le métabolisme lipidique de la cellule hépatique (INSERM, Tours).
En 2016, j’ai obtenu un financement pour démarrer mon doctorat de virologie moléculaire en collaboration entre l’INRAE (Tours) et le Centre de Biophysique Moléculaire (CNRS, Orléans) avec au cours duquel j’ai étudié les interactions moléculaires établies entre la protéine NS1 des virus influenza (protéine que j’étudiai en master 1) et les ARN du virus. Au cours de ce doctorat, j’aurai appris de nombreuses techniques moléculaires et virologiques et réussi à résoudre la structure de plusieurs complexes NS1-ARN par cristallographie à Rayons X.
Depuis 2020 et jusqu’à maintenant, j’ai intégré en tant que chercheur post-doctorant le Centre d’Etude de Pathologies Respiratoires (CEPR, INSERM) au sein duquel j’étudie la biologie des virus influenza et les perturbations métaboliques qu’ils occasionnent, en particulier le dérèglement du métabolisme énergétique de la mitochondrie.
Présentez-vous en 3 adjectifs.
Passionné – Déterminé – Ambitieux
Si vous étiez un scientifique connu, qui seriez-vous ?
Lénonard de Vinci, un personnage grandiose et d’une ingéniosité hors du commun.
En dehors de la science, quelles sont vos autres passions ?
En premier lieu, la musique de divers genres, principalement de la FUNK mais pas seulement. Mes playlists partent des années 80 jusqu’aux dernières musiques latines en passant par certains groupes de RAP (notamment IAM). J’en écoute autant à la maison que devant mon microscope. La lecture est aussi une chose que j’apprécie, elle s’axe principalement centrée autour du Fantastique, du roman policier ainsi que d’œuvres de Science-Fiction.
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