En fin de thèse, comment valoriser les compétences acquises ?

 

Et maintenant on va où ? Une question qu’on se pose souvent après la fin d’une thèse. Dr Rachad NASR, jeune chercheur, fait un bilan sur toutes les compétences acquises par les jeunes chercheurs pour valoriser leur parcours.

 

  Un diplôme de doctorat pourrait nous orienter facilement vers un post doctorat dans la recherche académique. En revanche, beaucoup de thésards souhaitent s’orienter vers l’industrie pour enrichir leur carrière par d’autres types d’expériences. En tant que jeunes docteurs a-t-on les compétences nécessaires pour faire cette transition ?

Compétences transversales et habileté en matière de gestion   

Durant la préparation d’une thèse, en plus des compétences scientifiques et techniques, on acquiert de nombreuses compétences transversales qu’on ne pourrait pas avoir dans d’autres formations. Il reste à savoir comment les identifier et les valoriser.
En tant que thésards on maîtrise plusieurs aspects de la gestion d’un projet. On développe des compétences de gestion des informations. En effet, dans le but de maîtriser le sujet on cherche, on sélectionne et on organise les informations scientifiques qu’on extrait des banques de données bibliographiques. On est parvenu à respecter un calendrier pour pouvoir finaliser le projet, publier les résultats et obtenir le diplôme dans une période limitée. Cette pratique permet d’acquérir une bonne gestion de temps. En outre, pendant cette phase d’apprentissage on apprend à gérer les travaux expérimentaux, en commençant par fixer une stratégie, rédiger un protocole, planifier l’expérience et exécuter les manipulations. Enfin, la plupart des thésards développent une compétence de gestion de personnel et cela en prenant en charge des stagiaires en phase d’apprentissage.

Mettre en avant vos talents communicationnels et votre esprit de synthèse 

Pour réussir une thèse scientifique, ça ne suffit pas de réaliser les travaux expérimentaux, il est indispensable de pouvoir communiquer les résultats et leurs interprétations à différents niveaux. On est parvenu à communiquer les résultats dans des réunions d’équipe hebdomadaires, de maintenir un cahier de laboratoire pour suivre les détails des travaux quotidiens, de réaliser un rapport de fin de thèse qui sera examiné par un jury très qualifié, de rédiger des articles qui seront publiés dans des journaux scientifiques mais aussi de faire des présentations orales et discuter nos résultats dans des conférences nationales et internationales.

Le travail d’un thésard consiste à vérifier une ou plusieurs hypothèses scientifiques. L’esprit analytique et le sens de critique sont deux compétences essentielles qu’on doit acquérir. On doit alors suivre les expérimentations avec un œil analytique pour comprendre les résultats et maintenir un enchaînement logique du projet. Mais aussi il est très important d’avoir un recul et un sens critique concernant ces résultats pour tenir compte des erreurs possibles (ex : faux-positifs ou faux-négatifs).

Une flexibilité ainsi qu’une approche professionnelle qui ne sont plus à prouver 

Dans un projet de thèse on a l’occasion de participer à des collaborations avec des membres de l’équipe, avec d’autres laboratoires, avec des entreprises privées ou même avec des professionnels dans des domaines différents du nôtre. On développe ainsi une intelligence professionnelle et émotionnelle, on apprend à travailler en équipe contenant différentes personnalités et une hiérarchie donnée, et on apprend à négocier et échanger nos idées pour convaincre notre public d’un certain point de vue.
A l’inverse de ce que les industriels pensent, un thésard est doté d’une capacité d’adaptabilité et de flexibilité et présente une créativité dans sa façon de résoudre des problèmes. Dans sa vie quotidienne dans le laboratoire le thésard fait face à des nouveaux défis. On est alors obligé de chercher et parfois d’improviser des nouvelles solutions, en adaptant des nouveaux protocoles, en utilisant différents équipements ou parfois en tirant parti des connaissances dans différents domaines scientifiques.

Le mot de la fin

En tant que jeunes docteurs on a de nombreux outils pour pouvoir intégrer et s’adapter dans différents domaines dans l’industrie.

Il nous reste juste à développer la confiance en nos capacités et la valorisation de ce qu’on possède déjà.

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